{
    "componentChunkName": "component---src-templates-blog-post-jsx",
    "path": "/actualites/focus-sur-la-cpts-activ-sante-a-marseille-temoignage-de-llucia-adrover-chargee-de-projet/",
    "result": {"data":{"site":{"siteMetadata":{"siteUrl":"https://omnidoc.fr/"}},"post":{"id":"-ea2c4b28-854c-5b57-a48b-132956ca7d91","locale":"fr-FR","title":"Focus sur la CPTS Activ'Santé à Marseille : témoignage de Llucia Adrover, chargée de projet","mainImage":{"asset":{"_id":"image-b8083c86eb22a9fec1a876ebea1ae342ffd018cd-1363x2048-jpg","metadata":{"preview":"data:image/jpeg;base64,/9j/2wBDAAYEBQYFBAYGBQYHBwYIChAKCgkJChQODwwQFxQYGBcUFhYaHSUfGhsjHBYWICwgIyYnKSopGR8tMC0oMCUoKSj/2wBDAQcHBwoIChMKChMoGhYaKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCgoKCj/wAARCAAeABQDASIAAhEBAxEB/8QAGgAAAgIDAAAAAAAAAAAAAAAAAAQCBwMFBv/EACIQAAICAgICAgMAAAAAAAAAAAECAAQDEQUhEjETIhRBYf/EABcBAAMBAAAAAAAAAAAAAAAAAAABAwT/xAAaEQEBAQADAQAAAAAAAAAAAAABAgARIVFB/9oADAMBAAIRAxEAPwCzqmNcaln6RRsmPcfbr365euHAHX3GtyGGsbFfKvizKVO9CZuGpPipK7KSVBAPfQmVpKA2qYGWn5l8tdS5OoRt1+xhKaXOb47P+LRx5k/TDy/oM6msuFx8ia8HHqVNT5q0LpoMQcTp5L161LE4WwW41SfYWKKKePM6mpOfdqeSxfBdyJrrexCLXr2V7LFjsjqECh7MMp07/9k="}},"hotspot":{"height":0.464272727272727,"width":1,"x":0.5,"y":0.3704696969696968},"crop":{"bottom":0.39739393939393963,"left":0,"right":0,"top":0.1383333333333333},"alt":"Llucia Adrover"},"body":[{"_key":"183953491f95","_type":"block","children":[{"_key":"b426710e6f410","_type":"span","marks":[],"text":"Infirmière libérale et chargée de projet au sein de la "},{"_key":"b426710e6f411","_type":"span","marks":["629c50a76123"],"text":"CPTS Activ’Santé"},{"_key":"b426710e6f412","_type":"span","marks":[],"text":" à Marseille, Llucia Adrover pilote plusieurs projets autour de la téléconsultation assistée, de la téléexpertise et de l’amélioration des parcours de soins.\n\nDans cet entretien, elle revient sur les besoins qui ont conduit la CPTS à s’emparer de ces outils, sur les conditions concrètes de leur mise en place et sur ce qu’ils changent pour les professionnels de santé comme pour les patients."}],"markDefs":[{"_key":"629c50a76123","_type":"link","href":"https://omnidoc.fr/activ-sante"}],"style":"normal"},{"_key":"89bb8857252b","_type":"block","children":[{"_key":"dd456a6f8d450","_type":"span","marks":[],"text":"Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"8bb91420d788","_type":"block","children":[{"_key":"0c4e6dac6d7c0","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Je suis infirmière libérale dans le 5e arrondissement de Marseille et chargée de projet à la CPTS depuis un an et demi. Avant cela, j’étais secrétaire du bureau, puis j’ai évolué vers ce poste, à temps partiel.\n\nJe travaille principalement sur le développement de la téléconsultation dans le cadre de plusieurs projets liés au maintien à domicile, à l’accès aux soins et à l’accès à un médecin traitant. Je suis également impliquée sur le parcours santé mentale, ainsi que sur les sujets de pertinence et de qualité des soins."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"c28a34987220","_type":"block","children":[{"_key":"1bac8cef71fc0","_type":"span","marks":[],"text":"Quelles sont les grandes missions de la CPTS Activ’Santé sur votre territoire ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"f5c5fa5aafe2","_type":"block","children":[{"_key":"83275ca89c100","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Comme toutes les CPTS, nous agissons autour de missions communes, notamment "},{"_key":"01ed8d83be62","_type":"span","marks":["strong"],"text":"l’accès aux soins et l’accès à un médecin traitant"},{"_key":"be39a3018c3b","_type":"span","marks":[],"text":". Ce qui guide réellement nos projets, ce sont les besoins du terrain et pour cela, nous nous appuyons sur des groupes de travail pluriprofessionnels, qui font émerger les difficultés rencontrées et les réponses les plus pertinentes à construire sur le territoire.\n\nL’un des besoins qui a émergé chez nous concernait le suivi à domicile. Ce n’était pas seulement une question de nombre de médecins traitants, même si le problème des départs en retraite de médecins existe, mais plutôt un manque de médecins en capacité de se déplacer chez les patients. Les journées sont chargées, certaines situations rendent les visites plus compliquées et cela peut créer des ruptures dans le suivi.\n\nNous avons donc choisi de nous appuyer sur le travail déjà réalisé par les infirmiers à domicile, afin de proposer des téléconsultations entre deux consultations présentielles. L’idée n’était pas de remplacer la visite du médecin, mais de permettre un suivi plus régulier, en particulier pour des patients âgés maintenus à domicile.\n\nAu-delà de cela, la CPTS a aussi "},{"_key":"c02fc620ba2a","_type":"span","marks":["strong"],"text":"un rôle essentiel de mise en lien"},{"_key":"dc9197369c12","_type":"span","marks":[],"text":". Une grande partie de notre travail consiste à faire en sorte que les professionnels se connaissent mieux, échangent davantage, travaillent ensemble et sachent vers qui se tourner lorsqu’ils ont une question sur la prise en charge d’un patient."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"72376ad31583","_type":"block","children":[{"_key":"a51decc8f6920","_type":"span","marks":[],"text":"Comment le projet de téléconsultation assistée s’est-il construit ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"b5200a2d6053","_type":"block","children":[{"_key":"14dda2f3861b0","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Nous avons avancé de façon très pragmatique, en partant des usages réels et en ajustant progressivement le dispositif. Au départ, nous avions envisagé le recours à des outils connectés, comme des stéthoscopes ou des otoscopes mais les retours des médecins ont montré que ce n’était pas l’essentiel. Ce qui comptait avant tout, c’était de "},{"_key":"68f7192eff53","_type":"span","marks":["strong"],"text":"maintenir la relation avec le patient"},{"_key":"3ee2b6e566db","_type":"span","marks":[],"text":" et de s’appuyer sur des soignants qui le connaissaient déjà.\n\nNous avons donc lancé une "},{"_key":"5c3e0d4f24d8","_type":"span","marks":["strong"],"text":"expérimentation avec des binômes médecin-infirmier"},{"_key":"6acc1d5ca808","_type":"span","marks":[],"text":". Comme beaucoup de professionnels du territoire connaissaient ou utilisaient déjà Omnidoc, nous avons choisi de travailler avec cet outil. Il a ensuite fallu construire progressivement notre manière de faire pour s’adapter au mieux au terrain.\n\nCe travail a demandé beaucoup d’échanges concrets. Il a fallu préciser nos besoins, simplifier les parcours dans l’outil et éviter de perdre les professionnels avec quelque chose de trop complexe. C’est un enjeu central car si Omnidoc est une plateforme très simple, tout le monde n’a pas le même rapport au numérique et les professionnels ont déjà de nombreux outils à gérer au quotidien."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"34e8b219736e","_type":"block","children":[{"_key":"cc36b8635bca0","_type":"span","marks":[],"text":"Quels enseignements tirez-vous aujourd’hui de cette expérimentation ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"a3b92665f60c","_type":"block","children":[{"_key":"99d33e69a5840","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Le premier enseignement, c’est qu’il faut accepter "},{"_key":"4f10aea03b16","_type":"span","marks":["strong"],"text":"une phase d’ajustement"},{"_key":"5deb1960c070","_type":"span","marks":[],"text":". L’un des sujets les plus importants a été le temps réellement nécessaire pour une téléconsultation assistée. Au départ, en comptant la préparation, l’arrivée chez le patient, l’attente du médecin, la consultation puis les éléments à transmettre ensuite, nous étions plutôt autour de quarante-cinq minutes. Puis les retours ont évolué et à force d’usage, "},{"_key":"53e40161f4dc","_type":"span","marks":["strong"],"text":"la préparation est devenue plus fluide"},{"_key":"b2c622cce1e5","_type":"span","marks":[],"text":", les gestes se sont standardisés et les infirmières ont réussi à réduire ce temps à vingt minutes. Cela montre bien qu’il faut laisser aux professionnels le temps de s’approprier le dispositif.\n\nNous avons aussi fait évoluer notre réflexion sur l’organisation, en nous demandant par exemple s’il fallait imaginer des permanences de téléconsultation, ou plutôt laisser davantage de souplesse entre infirmiers et médecins qui se connaissent déjà.\n\nEnfin, l’outil Omnidoc a aussi trouvé en parallèle sa place dans des "},{"_key":"017981ec8b34","_type":"span","marks":["strong"],"text":"usages de téléexpertise"},{"_key":"07aeb789404f","_type":"span","marks":[],"text":", notamment autour du suivi de plaies. Ce type de situation passait souvent jusque-là par mail, par téléphone ou via des photos échangées sur des canaux non sécurisés. Le fait de pouvoir structurer et sécuriser ces échanges représente donc un vrai progrès."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"2747e5f1e1ff","_type":"block","children":[{"_key":"66147d9f64fd0","_type":"span","marks":[],"text":"Pourquoi avoir également ouvert une ligne de téléexpertise en santé mentale ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"260e1ee79a75","_type":"block","children":[{"_key":"c85e2c7a0c2e0","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Là encore, c’est un besoin du territoire qui a guidé ce choix. Au sein de la CPTS, nous avons "},{"_key":"ec7d5f4b1a11","_type":"span","marks":["strong"],"text":"un parcours dédié à la santé mentale"},{"_key":"56e6662bad90","_type":"span","marks":[],"text":", avec d’autres actions en parallèle, comme de la formation ou des webinaires. L’une des difficultés repérées était la saturation des psychiatres et les délais très longs pour obtenir un avis. L’idée a donc été de permettre aux médecins généralistes d’adresser plus facilement certaines demandes précises à des psychiatres, par exemple pour une adaptation thérapeutique, l’introduction d’un traitement ou une orientation. À ce titre, la téléexpertise est un outil qui répond parfaitement au besoin.\n\nC’est un travail qui demande toutefois de la pédagogie, surtout du côté des psychiatres chez qui il peut exister des réticences car ils peuvent percevoir cela comme une forme de psychiatrie à distance, ce qui n’est évidemment pas le sujet. C’est notre rôle de lever ces inquiétudes en expliquant qu’il ne s’agit ni de diagnostic direct à distance, ni de psychothérapie numérique mais bien d’un échange structuré entre professionnels de santé autour de situations ciblées, au bénéfice du patient."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"39339c08f917","_type":"block","children":[{"_key":"0cbde039bb570","_type":"span","marks":[],"text":"Avez-vous d'autres projets de téléexpertise en cours de développement ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"ff1b7493fc16","_type":"block","children":[{"_key":"35b2e7fa06a30","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. La téléexpertise peut répondre à beaucoup de besoins du territoire. Aussi, nous avons d’autres pistes en cours de réflexion. En gynécologie, l’idée serait de permettre à des sages-femmes et à des médecins généralistes d’adresser certaines demandes à des gynécologues, dans un contexte où l’accès à ces spécialistes reste compliqué sur le territoire.\n\nEn endocrinologie, la réflexion part d’un enjeu de prise en charge du diabète à domicile, notamment autour de l’adaptation des protocoles d’insuline. L’objectif serait de fluidifier les échanges avec les endocrinologues, possiblement en articulant téléexpertise et télésurveillance, afin de s’appuyer sur des données plus fiables et plus facilement exploitables."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"d76a53328e01","_type":"block","children":[{"_key":"624a622ad0b40","_type":"span","marks":[],"text":"Qu’est-ce que la téléconsultation assistée et la téléexpertise changent concrètement pour les professionnels et pour les patients ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"b00c8031a326","_type":"block","children":[{"_key":"a8877352a3750","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Pour les professionnels de santé, cela "},{"_key":"671cab984f29","_type":"span","marks":["strong"],"text":"change la relation entre les infirmiers et les médecins"},{"_key":"8a3ea8a44ab5","_type":"span","marks":[],"text":". Le fait de travailler ensemble autour d’une téléconsultation crée un lien différent, renforce l’exercice coordonné et valorise les compétences des infirmiers à domicile ainsi que leur connaissance fine du patient.\n\nPour les patients, l’intérêt est très concret. Même dans un contexte de difficultés d’accès aux soins et d’accès au médecin traitant, "},{"_key":"eca67bb231bc","_type":"span","marks":["strong"],"text":"ils peuvent continuer à voir leur médecin"},{"_key":"88ac9658c6c5","_type":"span","marks":[],"text":", garder un suivi et bénéficier d’une prise en charge plus réactive. Les retours que nous avons sont bons, parce qu’ils perçoivent qu’on leur propose des solutions."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"852edb3302a6","_type":"block","children":[{"_key":"4ba12361a25b0","_type":"span","marks":[],"text":"Quels conseils donneriez-vous à une autre CPTS qui voudrait lancer ce type de projet ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"3cbffeadaea0","_type":"block","children":[{"_key":"f48748a799800","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Le premier enjeu, c’est la mobilisation des professionnels au départ. Il faut réussir à "},{"_key":"d5c6fdf46bb0","_type":"span","marks":["strong"],"text":"réunir des personnes motivées"},{"_key":"7e6afe5ba7c6","_type":"span","marks":[],"text":", prêtes à tester les outils et les processus pour faire des retours utiles et actionnables. Communiquer sur un dispositif que personne n’a encore expérimenté, c’est compliqué. En revanche, lorsque ce sont les professionnels eux-mêmes qui l’ont testé et qui en parlent, cela change tout.\n\nIl faut aussi prendre le temps d’expliquer simplement les différentes notions. Lors de notre première réunion, je me suis rendu compte que tout le monde n’était pas au clair sur la différence entre téléconsultation et téléexpertise par exemple, ni sur ce qu’il était réellement possible de faire avec ces outils. Il faut donc partir d’exemples concrets et montrer ce que cela peut faciliter dans la pratique.\n\nL’autre point très important, c’est "},{"_key":"6464b6b2cfb7","_type":"span","marks":["strong"],"text":"l’accompagnement d’Omnidoc"},{"_key":"ae5d1aaab1ec","_type":"span","marks":[],"text":". Ce qui nous a aidés, c’est d’avoir des échanges réguliers, des démonstrations, des supports adaptés, des tutoriels retravaillés pour les besoins des infirmières, et une vraie disponibilité pour ajuster l’outil.\n\nEnfin, il faut accepter que ce soit un travail de fond. Il faut tester et réajuster régulièrement pour faire avancer les projets. Ce sont vraiment des démarches qui se construisent dans la durée."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"d659ae7c4b84","_type":"block","children":[{"_key":"60975c9e29660","_type":"span","marks":[],"text":"Le mot de la fin ?"}],"markDefs":[],"style":"h2"},{"_key":"c441b0e81451","_type":"block","children":[{"_key":"4c29ce79b40f0","_type":"span","marks":[],"text":"Llucia ADROVER. Ces outils sont d’une grande aide, à condition d’être pensés à partir des besoins du terrain et accompagnés dans la durée. Ils permettent de fluidifier les parcours, de sécuriser certaines pratiques qui existaient déjà de manière informelle, et de renforcer la coordination entre professionnels.\n\nIl ne faut surtout pas voir cela comme une “robotisation” de la médecine. L’écran n’est qu’un outil, ce n’est pas lui qui fait la consultation. Ce qui compte, c’est le lien entre les professionnels, la qualité de l'alliance thérapeutique avec le patient et la capacité à maintenir un parcours de soins cohérent malgré les contraintes du territoire."}],"markDefs":[],"style":"normal"},{"_key":"4b45f07f95cc","_type":"block","children":[{"_key":"a854df73f22a0","_type":"span","marks":[],"text":"\n"}],"markDefs":[],"style":"normal"}],"publishedAt":"2026-04-13"}},"pageContext":{"slug":"focus-sur-la-cpts-activ-sante-a-marseille-temoignage-de-llucia-adrover-chargee-de-projet","previous":{},"next":{"id":"-b06261c4-bdda-505c-9aec-69af378ee024","title":"Pourquoi la téléexpertise constitue une réponse concrète à la pénurie médicale","locale":"fr-FR","slug":{"current":"pourquoi-la-teleexpertise-constitue-une-reponse-concrete-a-la-penurie-medicale"}}}},
    "staticQueryHashes": ["3838688610"],
    "manifestId": "b47c2ee6-3e60-4955-9947-d78c3c5f7920-2026-04-13T12:09:21.000Z"}